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Patrice Evra victime d’agressions sexuelles quand il avait 13 ans


Le footballeur international français raconte dans son autobiographie avoir été victime d’agressions sexuelles alors qu’il n’avait que 13 ans.

Il aura attendu ses 40 ans pour aborder le sujet : retraité des terrains depuis un peu plus de deux ans désormais, Patrice Evra vient de publier son autobiographie, I love this game, dans laquelle il évoque les agressions sexuelles dont il fut victime dans son adolescence. Alors âgé de 13 ans, l’ancien défenseur international français ayant lors de sa carrière porté les couleurs de l’AS Monaco, Manchester United, la Juventus FC ou encore l’Olympique de Marseille parle donc publiquement de ces agressions perpétrées par le principal de son collège. L’homme avait proposé de l’héberger afin de lui épargner de longs allers-retours entre les Ulis (Essone) et son établissement scolaire d’alors : «Croyant que je dormais, il passait ses mains sous ma couette et essayait de me toucher. […] Je savais que ce qu’il faisait était mal, alors j’essayais de le repousser et de le frapper. J’étais robuste, mais j’avais peur […]. Ça pouvait durer 10 ou 15 minutes, comme une bagarre. Il ne rigolait pas ; il essayait à tout prix de m’enlever mon pantalon. Dans le noir, il ne parlait pas. Mais il se touchait et la situation l’excitait sexuellement. […] La dernière nuit chez lui, quand il savait que j’allais rentrer chez moi, il a fini par réussir. Il a mis mon pénis dans sa bouche». Si sa fiancée était au courant de l’histoire, la mère de Patrice Evra ne l’aura appris que très récemment : «Forcément, elle [sa mère] était dévastée. C’était difficile pour elle. […] Elle avait compris que quelque chose n’allait pas quand je lui avais dit que je ne voulais plus dormir chez le principal. Mais j’ai attendu d’avoir 40 ans pour lui en parler. C’était un choc pour elle. Beaucoup de colère. Elle m’a dit qu’elle était désolée. De ne pas mettre ça dans le livre, que c’était privé. Mais quand je lui ai répondu que je ne le faisais pas pour moi mais pour les autres enfants, elle a compris». L’ex-footballeur conclura : «Je veux que les gamins aient le courage (de parler) et ne se sentent pas coupables, parce que je me suis toujours senti coupable. Je n’ai pas peur de dire que le fait de ne pas en parler m’a fait me sentir comme un lâche pendant de longues années. […] Vivre avec ça a été l’un de mes plus gros regrets, parce que j’aurais pu aider tellement de gens. J’en ai assez de cette masculinité toxique. Pour mon père, pleurer était un signe de faiblesse, mais ce n’est pas le cas. […] Je préfère être une source d’inspiration et un exemple qu’une simple victime».



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Written by ZONETREIZE.FR

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