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Black Vision : créateur de fiction


Black Vision :  créateur de fiction

Evoluant dans l’univers du clip de rap depuis quelques années, Black Vision est une jeune société qui a de la ressource. Conceptrice de la web série « Or Noir », cette entreprise audacieuse est née de la réunion de trois jeunes hommes que rien ne semble pouvoir arrêter. Entretien.

Par SK. Tournée durant le confinement de mars 2020, la web série « Or Noir » a immédiatement conquis le public. Une première saison crédible pour une intrigue autour de quatre braqueurs, au sein d’une banlieue française où les relations, l’entourage et les forces de l’ordre naviguent entre nécessité et devoir moral. Un succès, dû à la qualité technique mais aussi au panel d’artistes qui jouent la comédie avec justesse. Ce projet est la première fiction de la société Black Vision, déjà bien connue dans l’industrie urbaine pour la réalisation de clips. Black Vision, c’est le réalisateur Anouar El Alami et le scénariste Manu Laurent, rejoints il y a un an par Tony, chef d’entreprise dans l’immobilier. Attiré par l’audiovisuel depuis toujours, le jeune patron en charge du marketing nous présente cette entreprise qui compte bien devenir incontournable dans le milieu.

 

Quelle est la ligne de Black Vision ?

La ligne c’est de s’en sortir, de vivre de nos projets, de créer, de ramener des contenus visuels de qualité et de régaler les gens. C’est aussi de se développer, de grandir, de partager cette aventure humaine avec le maximum de personnes qui partagent le même état d’esprit que nous. Le projet de Black Vision est de grandir ensemble et d’écrire notre histoire à notre petite échelle, comme beaucoup le font dans des domaines divers. 

Anouar,Manu et Tony chez Black Vision.


Quelle est la difficulté d’être rentable dans ce secteur ?

La difficulté de rentabilité réside d’abord dans le timing : on nous appelle même pas une semaine à l’avance parfois (le temps de valider un mood board, bloquer les équipes techniques, trouver les lieux, les décors, etc…). Par exemple, on a fait « Goulag » en presque trois jours seulement après la demande. Ensuite, l’exigence des artistes et de leurs équipes ou maison de disques/label. Quand ils ont 15k, ils veulent des clips à 30k et quand ils ont 30k, ils veulent des clips à 60k. Enfin, la concurrence : tout le monde se bat pour travailler avec les artistes « les plus prestigieux du game » donc certains sont prêts à travailler presque gratuitement ou à perte.

Comment Black Vision réussit-elle à se démarquer ?

La qualité d’image, la réactivité et le professionnalisme. Il y ‘a aussi des paramètres plus personnels tels que le charisme d’Anouar, qui est extrêmement proche des artistes, les comprend très vite et leur propose des choses qui leur plaisent. Il sait les mettre en valeur et les faire se sentir à l’aise facilement, en instaurant un vrai climat de confiance. Il y a aussi Manu, qui est un producteur exceptionnel et un stratège de la logistique, habitué aux organisations beaucoup plus complexes grâce à son expérience dans le cinéma et la télévision. La touche Black Vision, c’est surtout beaucoup de fiction et de scénarisation.

De gauche à droite: Bilal El Atreby, Oumar Diaw et Jonas Dinal.
 

L’idée de produire la série est-elle liée à cette activité ? Par exemple, était-ce un moyen de se faire connaître davantage ?

La production de séries et de films est dans l’ADN de Black Vision. Aujourd’hui, notre coeur de métier c’est le clip, parce que c’est par ça qu’on nous connaît mais Manu vient vraiment du monde de la fiction. Du coup, on a énormément de scénarios qu’il écrit dont certains sont déjà prêts. L’idée de la série est liée à cette activité et on voulait mettre ce projet sur pied depuis longtemps. Au début du confinement, on ne savait pas vraiment sur quoi ça allait déboucher en termes de business ni s’il y aurait de la demande. Finalement, on s’est dit qu’on allait justement profiter de ce moment de battement pour rester actifs, garder la motivation et cette énergie plutôt que de tourner en rond. C’est comme ça qu’on s’est lancés pour « Or Noir », entièrement écrite par Manu et réalisée par lui-même et Anouar. Au-delà de saisir cette opportunité pour avancer sur nos projets, on voulait aussi jouer cette carte business pour développer le secteur fiction, montrer l’étendue de notre savoir-faire et ainsi gagner en visibilité et séduire d’autres clients.

Le succès d' »Or Noir » vous a-t-il permis d’attirer d’autres artistes pour la partie clip ?

Pas forcément. Au départ, on ne savait pas comment les affaires repartiraient et finalement, ça a redémarré sur les chapeaux de roues. On a enchaîné Kaaris, Franglish, Koba LaD, RK, Alonzo ft Imes ESÇa nous a permis de rester sous les feux des projecteurs et d’assoir notre marque en se démarquant de la concurrence. Ça a rassuré beaucoup de maisons de disques ou d’autres artistes qui avaient envie de travailler avec nous et hésitaient encore à franchir le pas. La série nous a permis de rester dans une dynamique positive.

RK, Landy et Anouar El Alami.

Jusqu’où voulez-vous emmener la série ?

Oui, on sait parfaitement où on veut aller. On a fait « Or Noir » en interne, histoire de ne pas attendre des financements. Toutes nos équipes se sont investies. Elles ont vraiment joué le jeu. On aura l’occasion de vous les présenter, aussi bien à la technique que les acteurs. Ça permettra au public de mieux comprendre notre démarche et de nous soutenir davantage. On veut emmener la série le plus loin possible. On travaille déjà sur la saison 2, pour laquelle on est actuellement en pourparlers avec les comédiens parce qu’on ne va pas leur demander à tous de continuer l’aventure bénévolement, comme c’était le cas jusqu’ici. L’idée est de poursuivre et d’envoyer d’autres projets avec toujours de la qualité et encore plus de suspens et d’émotion à offrir au public.

Mettez-vous à jour en regardant la saison 1.


Par SK. Tournée durant le confinement de mars 2020, la web série « Or Noir » a immédiatement conquis le public. Une première saison crédible pour une intrigue autour de quatre braqueurs, au sein d’une banlieue française où les relations, l’entourage et les forces de l’ordre naviguent entre nécessité et devoir moral. Un succès, dû à la qualité technique mais aussi au panel d’artistes qui jouent la comédie avec justesse. Ce projet est la première fiction de la société Black Vision, déjà bien connue dans l’industrie urbaine pour la réalisation de clips. Black Vision, c’est le réalisateur Anouar El Alami et le scénariste Manu Laurent, rejoints il y a un an par Tony, chef d’entreprise dans l’immobilier. Attiré par l’audiovisuel depuis toujours, le jeune patron en charge du marketing nous présente cette entreprise qui compte bien devenir incontournable dans le milieu.

 

Quelle est la ligne de Black Vision ?

La ligne c’est de s’en sortir, de vivre de nos projets, de créer, de ramener des contenus visuels de qualité et de régaler les gens. C’est aussi de se développer, de grandir, de partager cette aventure humaine avec le maximum de personnes qui partagent le même état d’esprit que nous. Le projet de Black Vision est de grandir ensemble et d’écrire notre histoire à notre petite échelle, comme beaucoup le font dans des domaines divers. 

Anouar,Manu et Tony chez Black Vision.


Quelle est la difficulté d’être rentable dans ce secteur ?

La difficulté de rentabilité réside d’abord dans le timing : on nous appelle même pas une semaine à l’avance parfois (le temps de valider un mood board, bloquer les équipes techniques, trouver les lieux, les décors, etc…). Par exemple, on a fait « Goulag » en presque trois jours seulement après la demande. Ensuite, l’exigence des artistes et de leurs équipes ou maison de disques/label. Quand ils ont 15k, ils veulent des clips à 30k et quand ils ont 30k, ils veulent des clips à 60k. Enfin, la concurrence : tout le monde se bat pour travailler avec les artistes « les plus prestigieux du game » donc certains sont prêts à travailler presque gratuitement ou à perte.

Comment Black Vision réussit-elle à se démarquer ?

La qualité d’image, la réactivité et le professionnalisme. Il y ‘a aussi des paramètres plus personnels tels que le charisme d’Anouar, qui est extrêmement proche des artistes, les comprend très vite et leur propose des choses qui leur plaisent. Il sait les mettre en valeur et les faire se sentir à l’aise facilement, en instaurant un vrai climat de confiance. Il y a aussi Manu, qui est un producteur exceptionnel et un stratège de la logistique, habitué aux organisations beaucoup plus complexes grâce à son expérience dans le cinéma et la télévision. La touche Black Vision, c’est surtout beaucoup de fiction et de scénarisation.

De gauche à droite: Bilal El Atreby, Oumar Diaw et Jonas Dinal.
 

L’idée de produire la série est-elle liée à cette activité ? Par exemple, était-ce un moyen de se faire connaître davantage ?

La production de séries et de films est dans l’ADN de Black Vision. Aujourd’hui, notre coeur de métier c’est le clip, parce que c’est par ça qu’on nous connaît mais Manu vient vraiment du monde de la fiction. Du coup, on a énormément de scénarios qu’il écrit dont certains sont déjà prêts. L’idée de la série est liée à cette activité et on voulait mettre ce projet sur pied depuis longtemps. Au début du confinement, on ne savait pas vraiment sur quoi ça allait déboucher en termes de business ni s’il y aurait de la demande. Finalement, on s’est dit qu’on allait justement profiter de ce moment de battement pour rester actifs, garder la motivation et cette énergie plutôt que de tourner en rond. C’est comme ça qu’on s’est lancés pour « Or Noir », entièrement écrite par Manu et réalisée par lui-même et Anouar. Au-delà de saisir cette opportunité pour avancer sur nos projets, on voulait aussi jouer cette carte business pour développer le secteur fiction, montrer l’étendue de notre savoir-faire et ainsi gagner en visibilité et séduire d’autres clients.

Le succès d' »Or Noir » vous a-t-il permis d’attirer d’autres artistes pour la partie clip ?

Pas forcément. Au départ, on ne savait pas comment les affaires repartiraient et finalement, ça a redémarré sur les chapeaux de roues. On a enchaîné Kaaris, Franglish, Koba LaD, RK, Alonzo ft Imes ESÇa nous a permis de rester sous les feux des projecteurs et d’assoir notre marque en se démarquant de la concurrence. Ça a rassuré beaucoup de maisons de disques ou d’autres artistes qui avaient envie de travailler avec nous et hésitaient encore à franchir le pas. La série nous a permis de rester dans une dynamique positive.

RK, Landy et Anouar El Alami.

Jusqu’où voulez-vous emmener la série ?

Oui, on sait parfaitement où on veut aller. On a fait « Or Noir » en interne, histoire de ne pas attendre des financements. Toutes nos équipes se sont investies. Elles ont vraiment joué le jeu. On aura l’occasion de vous les présenter, aussi bien à la technique que les acteurs. Ça permettra au public de mieux comprendre notre démarche et de nous soutenir davantage. On veut emmener la série le plus loin possible. On travaille déjà sur la saison 2, pour laquelle on est actuellement en pourparlers avec les comédiens parce qu’on ne va pas leur demander à tous de continuer l’aventure bénévolement, comme c’était le cas jusqu’ici. L’idée est de poursuivre et d’envoyer d’autres projets avec toujours de la qualité et encore plus de suspens et d’émotion à offrir au public.

Mettez-vous à jour en regardant la saison 1.



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